Le carton s’impose depuis des générations comme la référence en matière d’emballage. Contrairement à certains matériaux qui polluent et persistent, il continue de s’adapter, de se réinventer, et de séduire par son efficacité. Si on le retrouve partout, c’est bien parce qu’il existe sous mille formes et dimensions, une diversité qui mérite d’être explorée. Mais avant d’entrer dans le vif du sujet, un détour par les raisons qui font du carton un allié solide pour protéger et transporter.
Comment naît le carton ?
Impossible d’évoquer une gamme de cartons emballages sans remonter à la source. Le carton, c’est d’abord du papier, mais pas n’importe lequel : un papier épais, dense, parfois rigide, issu de fibres de cellulose extraites du bois. La fabrication débute par l’écorçage des troncs, suivis d’un lavage, du découpage, puis d’un râpage minutieux et d’un broyage pour obtenir cette matière première qui fera le carton.
Les atouts du carton pour l’emballage
Pourquoi tant de succès ? D’abord, pour son impact environnemental maîtrisé et son efficacité au quotidien. Le carton rime avec recyclage, un atout majeur à l’heure où la préservation des ressources n’est plus une option. Réutiliser le carton, c’est laisser davantage d’arbres debout. Ce matériau biodégradable se désagrège en pleine nature sans laisser de traces tenaces : un geste simple aux effets concrets. Autre argument de taille : la robustesse. Les parois épaisses, les fameuses cannelures, permettent de transporter du lourd sans craindre la casse. Le choix du type de cannelure fait toute la différence pour soutenir diverses charges. Et ce n’est pas tout : une fois aplati, le carton ne prend quasiment pas de place, un avantage logistique que les professionnels saluent.
Cannelure : le secret de la résistance
Au cœur de l’emballage en carton, la cannelure joue un rôle clé. Elle prend la forme d’un ou deux papiers ondulés, enfermés entre deux couches lisses de papier. Si l’emballage ne compte qu’une ondulation, il s’agit d’une simple cannelure ; deux niveaux d’ondulation et le voilà double cannelure, et ainsi de suite. Plus il y a de couches, plus le carton gagne en solidité, idéal pour les objets volumineux ou fragiles. À l’inverse, pour des produits légers comme des jouets ou peluches, une simple cannelure suffit amplement.
Simple, double ou triple cannelure : comment choisir ?
Pour sélectionner la bonne option, il faut évaluer la charge et la fragilité des objets à emballer. Voici un aperçu pour s’y retrouver facilement :
- Le carton simple cannelure protège les biens légers et peu fragiles.
- Le double cannelure, 50 % plus solide que la version simple, supporte jusqu’à 40 kg et convient aux objets délicats ou plus lourds.
- Le double cannelure renforcé va plus loin : il se montre 50 % plus robuste que le double standard et peut contenir jusqu’à 70 kg, une solution de choix pour l’export et les longs trajets difficiles.
- Enfin, le triple cannelure, 30 % plus résistant que le double, encaisse jusqu’à 500 kg. C’est l’allié des charges très lourdes, des objets très fragiles, des expéditions lointaines ou du stockage longue durée.
Le carton, longtemps relégué au rang de matériau banal, s’impose aujourd’hui comme un partenaire fiable et polyvalent. À chaque besoin son type de cannelure, à chaque défi logistique sa solution sur mesure. Et dans chaque entrepôt, chaque salon de déménagement, il rappelle que l’innovation peut aussi rimer avec simplicité et respect de l’environnement.


