Mise à jour du 17 novembre: la présidente du Brésil Dilma Rousseff a effectué en octobre son premier voyage officiel sur le continent africain depuis sa prise de fonction en janvier 2011. Elle a visité l'Afrique du Sud, le Mozambique et l'Angola. Elle prévoit d'envoyer d'ici la fin novembre dans ces trois pays une délégation de l'Agence de promotion des exportations, avec des industriels brésiliens en quête d'investissements et d'opportunités commerciales. Comme son prédécesseur, elle mise sur le renforcement des relations avec l'Afrique pour devenir d'ici 2022 la cinquième économie mondiale.
***
Des représentants de 28 pays africains étaient au mois de mai 2011 en mission d'observation au Brésil dans le cadre du programme de coopération signé en 2010 entre le géant sud-américain et le continent. L'aboutissement d'un processus initié par Luis Inácio Lula da Silva à son arrivée au pouvoir en 2003 et qui a fait de l'Afrique une priorité stratégique pour le Brésil.
C'est d'abord sur le terrain politico-diplomatique que le Planalto (le palais présidentiel de Brasilia) a cherché à élargir sa zone d'influence en ouvrant des ambassades: le Brésil en avait 13 en 2002 sur le continent, il en a aujourd'hui 32. Le président Lula a effectué 28 visites d'Etat en Afrique de 2003 à 2010 (contre 9 en Amérique du Nord), accompagné de chefs d'entreprises. Il a même été l'invité d'honneur du 13e sommet de l'Union africaine (UA) à Syrte, en Libye, en juin 2009. A la tribune, il a rappelé que le Brésil et l'Afrique ont des liens culturels comme la langue, la musique ou la religion, et a souligné que le Brésil «n'a pas de passé colonial».
Cette activité politique s'inscrit dans une démarche visant à développer une coopération Sud-Sud et non plus seulement Nord-Sud: en novembre 2006, le premier sommet Afrique-Amérique du Sud (Afras) à Abuja, la capitale du Nigeria, a entériné un plan (...) Lire la suite sur Slate.fr