D'abord, un constat : Microsoft est actuellement bien implanté sur le marché des communications en ligne, puisqu'il dispose d'une solide base de
360 millions d'utilisateurs pour sa messagerie Hotmail (première devant Yahoo et Gmail) et « plus de 300 millions » pour Live Messenger (ex-MSN). Vient ensuite l'exposé du problème : ces deux services vieillissent. En 2011, mail et tchats sont en passe de devenir has been. C'est sur Facebook que les jeunes internautes s'envoient désormais messages, photos, liens et vidéos. Arrive alors la question cruciale : comment élargir l'audience de Microsoft pour gagner trafic, clics et fric ? Dans la grande salle de réunion de Microsoft, à Redmond aux États-Unis, le brainstorming a dû faire fumer les cervelles. Et après des heures d'élucubrations, alors que tous les cadres avaient épuisé leurs ressources, un stagiaire a eu cette idée géniale : « Et si on faisait un réseau social ? »
Première mission du plan d'attaque : trouver un nom de code. Ce sera « Tulalip » — assez mystérieux pour éloigner tout soupçon sur le plan machiavélique de Microsoft, mais secrètement surchargé de sens : les Tulalips sont une tribu d'Indiens d'Amérique. Tribu, réseau social... Non ? D'accord, peut-être qu'on surinterprète un peu.
Déniché cet été par quelques sites d'actualité technologiques, Tulalip promettait en guise de slogan : « Trouvez ce que vous cherchez et partagez ce que vous savez. » C'est là le cœur et la botte secrète du projet : il fallait se démarquer des concurrents Facebook et Google+. L'un bénéficie de sa relative ancienneté (Facebook est né en 2004) et l'autre d'une intégration poussée avec les autres services made in Google — Gmail, le moteur de recherche, le lecteur de flux RSS... Pour se faire une place au soleil, Microsoft comptera donc sur la recherche. Le réseau Tulalip pourrait ainsi se nourrir de Bing, qui stagne à 3,5% de parts de marché depuis (...) Lire la suite sur Liberation.fr
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